L'amour sans handicap PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Valérie   
Samedi, 27 Novembre 2010 13:43

La vraie star de Yo, también, primé au Festival de San Sebastian ainsi qu'au Festival international du film de Rotterdam, c'est, bien sûr, Pablo Pineda, qui en est l'interprète touchant de vérité, d'humour et de naturel. (Happiness Distribution)

L'acteur trisomique Pablo Pineda est le héros de Yo, también, une bouleversante comédie dramatique réalisée par deux cinéastes espagnols.

Deux réalisateurs espagnols, Alvaro Pastor et Antonio Naharro, unis pour une belle histoire, émouvante et audacieuse qui bouscule les idées reçues sur le handicap, sur la différence. «Notre envie commune était de poser des questions sur la supposée normalité et d'aborder sans tabou le thème de la sexualité», explique Alvaro Pastor. Dans Yo, también, Daniel (Pablo Pineda), trisomique, rencontre Laura (Lola Duenas), «normale» mais inadaptée, qui lui fait tourner la tête et le cœur. Quelques chromosomes les séparent? Quelle affaire ! «Nous avions déjà réalisé un court-métrage sur la problématique du handicap mental, mais nous désirions aller plus loin », confie Antonio Naharro, qui ajoute:«Je suis sensible au sujet parce que ma sœur, Lourdes, qui a un petit rôle dans notre film, est atteinte de trisomie.»

La vraie star de Yo, también, primé au Festival de San Sebastian ainsi qu'au Festival international du film de Rotterdam, c'est, bien sûr, Pablo Pineda, qui en est l'interprète touchant de vérité, d'humour et de naturel. Trente-six ans, trisomique, il est le premier Européen mentalement déficient à avoir obtenu un diplôme d'enseignement supérieur. Professeur des écoles, il s'apprête maintenant à obtenir un diplôme de psychopédagogie. «Nous nous sommes beaucoup inspirés de la personnalité de Pablo, qui a travaillé avec nous sur le scénario, explique Alvaro Pastor. Pablo est une exception. Très intelligent, il parle parfaitement bien de son syndrome. Quand il était bébé, sa mère l'a toujours stimulé intellectuellement. Il a, par la suite, suivi le cursus de n'importe quel gamin, bénéficiant d'une loi, passée il y a trente ans, permettant aux handicapés d'étudier à l'école. Il pourrait vivre seul, mais «trouve plus pratique de rester avec ses parents»


Seule ombre au tableau? «Il n'a jamais réussi à enseigner, souligne Alvaro Pastor. Pour trouver un emploi dans le public, il lui faudrait passer un concours. Quant aux écoles privées, elles sont timorées et n'osent pas l'employer. Il gagne sa vie en donnant des conférences dans des entreprises pour les convaincre d'engager des personnes déficientes.»

Source : site internet "grandir à l'école"

Mise à jour le Samedi, 27 Novembre 2010 13:49
 
 
Membres : 22
Contenu : 39
Affiche le nombre de clics des articles : 60923